"Il Divo" de Paolo Sorrentino (2008)     Déjà vu ce film à Bologne entre deux trains , dans une salle où les  spectateurs insultaient  certains hommes politiques à leur parution sur l'écran , et  revu hier  pour goûter à nouveau les répliques   pleines de tact d'Andreotti  dont c'est ici le portrait au moment de son déclin .  Je compte même le voir une 3ème fois au cinéma de Pont Ste Maxence  pour essayer de mieux comprendre ce personnage , une anguille qui se faufile dans toutes les situations scabreuses de la vie politique italienne... Le réalisateur ne lui épargne rien : ses tics , ses faiblesses , ses maux de tête qui l'obligent à prendre de l'aspirine -effervescente , cela fait de belles images - ,  sa façon très molle  et désinvolte de "serrer" les mains  pour saluer, en touchant à peine celles des autres; ses mains qui trahissent ses pensées selon qu'il tourne son alliance ou qu'il se les frotte l'une à l'autre ....Et il y a ses réparties habiles..C'est Toni Servillo qui interprète Andreotti.    Un bon film , je me demande si un réalisateur français se permettrait de décortiquer  à ce point un homme politique d'ici...

     "L'uomo in piu" de Paolo Sorrentino (2001) Film vu à la mostra de  Venise,en 2001, mais je l'avais complètement oublié,je l'ai revu hier au forum des images; c'est le 1er film du réalisateur  qui était présent  à la projection   C'est le portrait de deux" perdants" qui portent le même nom  , Antonio Pisapia,  l'un qui fut footballeur et l'autre  chanteur, dopé à la cocaïne ( interprété par Toni Servillo  qui est l'acteur fétiche de Sorrentino)   Ce même acteur , très occupé au théâtre , a été aussi le héros  du film "les conséquences de l'amour" (2004) et de" l'ami de la famille"(2006)  Un point commun aux quatre films de ce réalisateur de 38 ans c'est  la façon  un peu froide  presque mathématique, de mettre en scène des personnages entrain de perdre pied , de sombrer , sans grand espoir  de résurrection....  Et il réussit assez bien....