Film: "Les vieux chats" de Pedro Peirano et Sebastian Silva
J'avoue que si je suis allée voir ce film c'est à cause du titre ; j'aime les chats... et les deux chats du film sont tranquilles et grassouillets à souhait.... Le cadre où ils vivent est un bel appartement avec oeuvres d'art , qu'ils partagent avec leurs maîtres , Isidora et Enrique , un couple âgé Lui s'occupe d'art et , apparemment écrit des articles sur son ordinateur ; il va aussi faire les courses car l'ascenseur est en panne.; d'ailleurs au début du film il n'y a plus de manger pour les chats ... Tout le film se déroule en un jour, et l'après-midi va bousculer la vie paisible de ce couple avec chats.
Le matin Isidora reçoit un coup de téléphone de sa fille Rosario . Déjà, cela est préoccupant .. Comment va-t-elle être , de retour du Pérou ? Y aura-t-il aussi Hugo ?( prénom qu'Isidora donne au compagnon de sa fille qui est en fait une compagne , ce qu'elle n'admet pas ). Et Rosario arrive et une tornade envahit l'appartement ; il faut tout de suite enfermer les chats dans la cuisine - Rosario est allergique aux chats - puis ,excitée au maximum , elle montre à sa mère ce qu'elle a rapporté du Pérou : des savonnettes.... Mais surtout , coup de massue pour Isidora , elle lui met sous les yeux une espèce d'acte de vente de l'appartement qu'elle a bricolé avec sa compagne . Elle essaie de persuader sa mère qu'elle serait mieux en maison de retraite... Les deux vieux sont atterrés. Enrique a remarqué les allers-retours fréquents de Rosario aux toilettes....( on la voit se cacher là pour sniffer une poudre blanche ...) Naturellement Isidora refuse de signer ...
Un incident malheureux pour Isidora qui , pendant qu 'Enrique est parti faire des courses avec Hugo et que Rosario vaque à autre chose, a profité d'une porte ouverte pour descendre tous les escaliers et s'est égarée dans le parc qui fait face à l'immeuble. Rosario la retrouve en mauvaise posture . Revenue à la maison et entourée des siens pleins de prévenance , elle dit qu'elle signera l'acte de vente ....
Dès le début du film je me suis rendue compte que la mère vieillissante a un rapport particulier à l'eau : la douche qu'elle laisse couler , le robinet du lavabo de la salle de bain qu'elle oublie de refermer et qui inonde la pièce et l'épisode dans le parc d'où elle revient trempée jusqu'aux os ..... Et puis il y a cette histoire qu'elle raconte à Rosario à propos d'une rivière.... en fait c'est à elle qu'était arrivée cette histoire et non à Rosario .....
Film plein de tendresse pour les personnes âgées ... et pour les chats .... J'ai aimé .
film:"Dark shadows" de Tim Burton
J'en suis sortie avec un sourire "jusqu'aux oreilles"
Liverpool 1760 Deux amis d'enfance , devenus adolescents ,s'embarquent avec leur famille respective pour les Etats Unis. Les Collins, aisés, vont créer une conserverie de poisson dans une petite ville côtière , ville qu'ils vont baptiser Collinsport. Barnabas (Johnny Depp ) va négliger Angélique (Eva Green) pour lui préférer une fille de sa classe sociale , Josette , un peu falotte ... Angélique , terrible sorcière , se venge à sa façon radicale : elle envoie tout ce beau monde à la mort du haut d'une falaise qui surplombe la mer . Barnabas en réchappe mais elle l'enferme vivant dans un caisson en fer , il devient vampire ...
On se retrouve en 1972 dans la grande maison décatie des Collins ; de cette famille il ne reste que peu de personnes , dont un enfant David , soigné à domicile par une psychiatre ; pour s'occuper de lui on fait venir une jeune gouvernante Victoria qui ressemble fort à Josette ....
Sur un chantier , des ouvriers occupés à creuser la terre tombent sur un caisson de fer , l'ouvrent et un sort comme un diable Barnabas , en vampire ; il tue quelques ouvriers puis se dirige vers la maison Et là commence toute une série de péripéties , avec les affrontements du vampire et de la sorcière qui , entre temps, a créé une société rivale de celle des Collins... Et c'est un régal... se succèdent des scènes pleines de magie , de jalousie , d'humour , de violence, de tout ce qui fait une vie bien remplie... Tout est beau , les acteurs excellents et à la fin on retrouve le début , la falaise , la mer...
Un conte un peu cruel -puisqu'il y a une sorcière vindicative et un vampire enragé- mais aussi un enchantement plein d'humour
Film: "Elena" d'Andreï Zviaguintsev.
Ce film m'a laissée indifférente .... Début aux belles images d'un appartement cossu. Une femme, Elena , qu'on pourrait croire la servante de son maître , s'affaire à préparer le petit déjeuner ... En fait , ils vivent ensemble depuis dix ans , mariés depuis deux ans , elle fut l'infirmière de son mari , un homme riche et assez froid ... Chacun d'eux a un enfant, lui ,une fille insouciante, elle, un fils qui passe son temps à ne rien faire avec une bière ou vodka, devant la télévision ; avec sa femme , ils ont un fils adolescent , Sacha , un bébé et un autre en attente ... Elena leur donne de l'argent... Naturellement elle convoite l'argent du mari pour améliorer la situation de son fils et envoyer Sacha à l'université ; ce dont celui -ci se moque éperdument...
Dans le film il fallait bien une scène de violence ,et c'est Sacha qui part avec sa bande tabasser des jeunes (?) des gens(?) dans un terrain vague ..Une autre violence , cachée celle là , sauf pour le spectateur : comment se débarrasser d'un riche mari avant que le notaire arrive pour le testament ... c'est noir , c'était prévisible .. La seule scène, selon moi , qui ressemble aux films précédents de Zviaguintsev, est celle du cheval mort... Je me suis quand même demandée où est passé ce réalisateur qui fut primé à Venise il y a quelques années ? ....
Film: " L'enfant d'en haut" d'Ursula Meier
Une station de sports d'hiver , des gens heureux d'être là et confiants quant à leurs affaires qu'ils laissent avant d'aller glisser sur les pistes... Un enfant , 10à12 ans ,Simon, vole tout ce qu'il trouve : skis,lunettes, gants.. pour les revendre dans la vallée ; "vallée" est presque un mot trop beau pour cet endroit gris, terne, pauvre, sans soleil avec des tours comme dans les banlieues ...; en haut les nantis , en bas les gens de peu ....
Simon ( Kacey Mottet Klein ) habite là avec sa soeur (Léa Seydoux) ; elle a perdu son emploi et vit avec l'argent gagné par Simon . Toutes les occasions lui sont bonnes pour partir avec un gars , pourvu qu'il ait une voiture... En haut , Simon étend son commerce , un employé de restaurant l'aide dans ses combines ...
Pendant tout le film j'ai attendu l'arrestation de Simon ; en fait ce gamin a un grand besoin de la tendresse d'une mère et il mêle à l'histoire une ambiguité , sa soeur est-elle vraiment sa soeur ? la scène qui m'a paru la plus forte du film est quand il paie sa soeur pour qu'elle accepte qu'il dorme avec elle ....
Toujours des histoires d'enfants qui sont plus adultes que leurs aînés et qui portent le poids des problèmes des "grands"...
J'avais préféré le film précédent d'Ursula Meier, "home", avec Isabelle Huppert et Olivier Gourmet ....
film:"Barbara" de Christian Petzold
Elle est pédiatre ; de l'hôpital de Berlin-Est elle est mutée en province , car soupçonnée de vouloir passer à l'ouest. Dès son arrivée dans le nouvel hôpital , dirigé par le médecin-chef André, elle se fait une réputation de femme un peu hautaine , elle ne se lie .à personne, ne dévoile rien de sa vie privée ; par contre elle établit des rapports pleins de sollicitude avec les jeunes patients , en particulier Stella , qui vient de se sauver pour la Nème fois du centre où on fait travailler les jeunes durement . Atmosphère lourde , politiquement , où chacun se méfie de l'autre .André aimerait créer des rapports plus cordiaux avec Barbara qui reste très secrète ... Un jour elle reçoit une enveloppe avec une grosse liasse de billets de banque qu'elle s'empresse de cacher ..Son amant , à l'ouest , prépare le départ de Barbara... Celle-ci reçoit la visite d'un inspecteur du parti qui fait fouiller son appartement...
Après Stella , repartie dans son camp , un autre cas , Mario (tentative de suicide en se jetant du 3ème étage) va rapprocher doucement Barbara et André...
Film assez froid et rigoureux ; les acteurs sont bien dans leur rôle ...Il m'a plu bien que l'évolution de la relation entre les deux protagonistes est assez prévisible .Il a reçu l'ours d'argent à Berlin pour sa mise en scène...
film: "Twixt" de Francis Ford Coppola
Ce film est tellement beau qu'il est difficile d'en parler . Il est né d'un rêve de Coppola repris dans le film par Hall Baltimore ( Val Kilmer), écrivain de romans de sorcières ,qui a perdu sa fille ( Coppola a perdu réellement un fils dans un accident de hors- bord , alors qu'il tournait un film) . La fille (Elle Flanning) apparaît à Hall , elle est devenue vampire car mordue par Flamingo , le grand manitou d'un groupe d'êtres peu recommandables qui vivent au bord du lac , et qui l'a enlevée sur sa moto ...
L'écrivain s'est vu proposer par le shériff d'écrire avec lui sur le meurtre d'une jeune fille traversée par un pieu.... Autre meurtre dans le village , celui d'enfants tués par le pasteur .... Dans la forêt Hall rencontre Edgar Allan Poe (Ben Chaplin) qui est triste depuis la mort de sa jeune épouse Virginia ... On est en plein dans un roman ,ou un film ,gothique comme j'aimais quand j'étais jeune -s'amuser à se faire peur en imaginant des péripéties sans nombre qui mènent n'importe où ...
Film sur le temps -le clocher du village a sept horloges qui n'indiquent pas la même heure- sur la perte d'un être cher et la difficulté à vivre après un tel drame d'où les fantômes qui surgissent du passé , les vieilles histoires qu'on déterre , les enfants tués qui renaissent... Tout cela fait un beau film avec des images en noir et blanc ou en couleurs , une atmosphère irréelle et des moments pleins d'humour...
Lecture en italien :"Educazione siberiana" de Nicolai Lilin
Encore un livre qui m'a passionnée , il est autobiographique et raconte un monde qui m'était totalement inconnu , celui d'une communauté sibérienne de criminels, les Urkas, disparue maintenant. Ces Urkas ont été chassés de Sibérie à l'époque de Staline et se sont retrouvés dans une région moldave , la Transnitrie.
C'est là que l'auteur est né , en 1980 , à Bender , où la communauté s'est reconstituée autour des personnes âgées , les dernières représentantes de ces Urkas.... Une société avec des règles de vie précises , très strictes ; chaque moment de la vie a son rituel selon les traditions , que ce soit pour saluer quelqu'un , différemment s'il est connu ou pas , s'il est âgé , si c'est un enfant .... et les formules employées sont toujours les mêmes .... On honore et respecte les vieux , on les consulte sur tout , ce sont des sages même s'ils ont été criminels ou incarcérés.
Les jeunes se regroupent en bandes et dans cette région du Caucase , les tensions sont fortes entre Géorgiens , Ukrainiens... Ceux qui s'entendent le mieux avec les Sibériens sont les Arméniens... Les rixes entre bandes peuvent être mortelles ; dès dix ans les enfants ont un couteau et le plus beau cadeau qu'on puisse faire à un enfant , même s'il n'a que douze ans , c'est une arme, un pistolet... L'auteur a vécu dans cette société violente ; à douze ans il a été incarcéré dans une prison pour mineurs ; il avait une peine d'un an et demi , mais sa bonne conduite lui a permis de sortir au bout de neuf mois .. Le récit de cette période est terrible , une centaine d'enfants par dortoir , les lits superposés qui se touchent presque , peu de nourriture , et les bagarres , là aussi ,et les violences sexuelles....
Un fait qui prend une grande place dans ce livre est le viol d'une fillette autiste de la communauté sibérienne. Il faut trouver le ou les coupables et ce sont des expéditions vers les bandes rivales, expéditions qui se terminent souvent mal , avec des blessés... Ils finissent par trouver le coupable et on lave le deshonneur en le frappant à mort.
Autre tradition importante chez les Urkas , le tatouage , élevé au rang d'oeuvre d'art et chaque tatouage a sa signification. L'auteur est passé maître en ce domaine ; la vue d'un tatouage le renseigne sur la personne tatouée. Il pratique cet art à Milan où il a fondé une association . La première de couverture de l'édition italienne de ce livre (édité par Einaudi) est illustrée par une photo de l'auteur , de profil ,et sur son cou est tatouée la croix orthodoxe.
Ce livre est le premier d'une trilogie,il est consacré à l'enfance de l'auteur -jusqu'à dix-huit ans- et il est traduit en français. Le second raconte sa vie de soldat russe en Tchétchénie (il doit sortir en français bientôt ) et le troisième dit son intégration dans un pays "normal". Il a quitté son pays en 2003 ,est passé par l'Irlande puis s'est installé en Italie .Il a écrit cette trilogie en italien... Je suis admirative , j'étais presque triste, en fermant le livre ,de quitter ce "héros" ; j'espère pouvoir lire la suite ....
film: "A moi seule" de Frédéric Videau
Premières images , un lieu de travail , une scierie ; beaucoup d'escaliers , un homme monte ou descend .... On le suit dans le local aux placards des ouvriers ; c'est Vincent (Reda Kateb) il a un oeil abîmé ; un collègue est là qui fait une réflexion qui ne plaît pas à Vincent et on constate que celui-ci est violent : un corps plein de tensions qui peuvent exploser tout à coup...
On le retrouve chez lui ; il ouvre une trappe au ras du sol et Gaëlle ( Agathe Bonitzer) sort ... Il l'a kidnappée quand elle était à l'école primaire et la garde prisonnière dans une pièce souterraine. Pourquoi ? on n'en sait rien , tout le film est plein de mystère ...Il lui a dit qu'il ne veut ni la tuer ni la violer ; elle est tout pour lui , c'est sa raison de vivre ...
Elle a déjà essayé de se sauver .. Un jour elle réussit ,après huit ans , il la laisse partir , elle se retourne même pour voir s'il la poursuit ; elle court .... Elle retrouve sa mère , Sabine, (Noémie Lvovsky) qui remarque que sa fille a toujours son sourire du coin gauche de la bouche.... A la fin elle fuit encore , en train , seule , vers un concert à Bordeaux , sans argent ; une femme lui paie son billet aller ... Le retour , elle verra ... elle ne sait pas ... elle laisse le destin décider pour elle....
Vincent n'a pas pu vivre sans elle ....
Un film fait d'instants intenses perçus sur les visages , sur ce qui se dit, sur les cheveux qui changent de couleur , sur la vie comme elle va .... Il m'a plu ...
film: " Bi,n'aie pas peur" de Phan Dang Di
Bi a six ans , il est le seul enfant d'une famille qui comprend sa mère, son père , une tante célibataire et le grand'père malade qui arrive en ambulance et restera au lit ... Près de la maison il y a une fabrique de glace , glace qui joue un rôle important dans le film ,d'abord parce qu'il fait très chaud puis qu'elle va servir , en petits cubes dans une poche en plastique , à alléger les douleurs du grand'père , soigné par la mère de Bi .
Dans ce film chacun désire quelqu'un d'autre . Le père de Bi a une maîtresse, sa coiffeuse-masseuse. La tante désire un jeune étudiant mais elle se mariera avec ouvrier qu'on lui destine . La mère de Bi donne un peu de plaisir au grand'père malade ...
Désir et chaleur sont les points principaux du film que la glace n'arrive pas à tempérer ... Seul Bi , comme tout enfant, est intéressé par ce qui l'entoure et a envie d'accéder vite au monde des grands.
Un film qui ne m'a pas passionnée , mais intéressant malgré tout , par ce qu'il montre de la vie et du rapport entre hommes et femmes dans le Vietnam moderne..
Lecture en italien "Storia della mia gente" d'Edoardo Nesi
Rarement un livre m'a autant émue ...; arrivée à la moitié , je comparais mon intérêt pour cet ouvrage à ce que j'éprouvais au festival de Locarno , après une série de films sans intérêt , inutiles , nourrissant seulement le narcissisme des jeunes réalisateurs , à la vision , tout à coup , d'un film qui balayait tout cet ennui et donnait du sens à ma raison d'être là , à avaler une cinquantaine de films en dix jours ....
Ce livre m'a fait le même effet , il m'a passionnée , émue, et en même temps j'ai compris le drame de l'Italie actuelle ;, elle qui a dû sa richesse , sa beauté ,à toutes ces petites entreprises souvent familiales , d'artisans doués d'un savoir-faire exceptionnel , transmis de père en fils et qui disparaît en ce moment à cause de la globalisation ...
Edoardo Nesi est fils, petit fils d'entrepreneurs en filature à Prato (près de Florence) qui était un des hauts-lieux de la fabrication de tissus "hauts de gamme".. On sent dans le livre l'amour des belles étoffes et du travail bien fait ... Et Prato n'est pas un cas unique en Italie , nombre de petites villes subissent le même sort .. A Biella, dans le Piémont l'un de mes oncles avait créé une petite entreprise avec six ou sept ouvriers dans le domaine du textile aussi. Son fils continue tant bien que mal mais sans ouvrier...
Le 7 septembre 2004 Edoardo Nesi a vendu l'entreprise de sa famille , née dans les années 20 ; ainsi commence à peu près son livre , comme dans un cri de rage.... On ne commandait plus ces tissus de laine beaux et chers , les Chinois ont envahi le marché; Prato est devenue une ville chinoise ; la fafrique de Nesi a même été squattée par des chinois sans papiers qui vivaient là , cachés , manquant d'hygiène mais utilisant les machines, jusqu'à ce que la police vienne déloger les clandestins....
A la fin du livre ,une manifestation pacifique à Prato pour revenir au "made in Italy" , rassemnble entrepreneurs, anciens ouvriers ; moment émouvant où certains félicitent Nesi d'écrire des livres sur les problèmes de Prato et de l'Italie en général .
En outre ,Nesi passait ses vacances à lire , aller au cinéma , et son livre est émaillé de clins d'oeil à Fitzgerald , à Orson Welles et cela allège le récit .. C'est le septième livre qu'il écrit et l'amie Lisa qui me l'a offert m'a dit qu'il continuera sur le même sujet. Il a eu le prix Strega en 2011 et est en vente en Italie depuis janvier 2012 ; il a un sous-titre "la rabbia e l'amore della mia vita da industriale di provincia " .... Il baigne dans une belle atmosphère souvent poétique d'humanisme et de respect de l'autre , cela fait chaud au coeur mais aussi cela marque le décalage avec le monde actuel qui se moque de renvoyer chez eux des ouvriers expérimentés créant le vide d'existences finies ...
