Pièce vue hier soir au théâtre de la Faîencerie à Creil, mise en scène par Olivier Balazuc et Damien  Bigourdan

    J'ai lu les romans de J.Genet. J'y ai trouvé une poésie  très belle et imprégnée de douceur.   De son théâtre , je n'ai vu que "les bonnes"   Hier soir je suis sortie de la  salle  comme agressée...

     D'abord , un photographe qui attend patiemment et un huissier assis sur un fauteuil en train de moudre du café avec un moulin en bois qui grince légèrement.  L'huissier offre une tasse de café au photographe, et une discussion s'engage. Ce dernier parle d'Elle , des photos qu'on attend  pour les quinze millions de personnes qui  veulent son image . Arrive d'abord un cardnal peu vêtu qui va  à la pêche (le texte dit qu'il va pêcher)   ..Puis arrive Elle; la scène s'assombrit , une lumière aveuglante s"échappe des interstices de la porte qui s'ouvre peu à peu.Elle  entre  lentement , sur des patins à roulettes, Elle , sa sainteté le Pape avec la jupe qui laisse entrevoir la slhouette des jambes.. ... Quelle pose prendre pour les photos?,quelle image donner de soi?. On parle et les photos ne se font pas.  puis on récite les "sanglots du pape" texte en 5 chants...  c'est le pape désacralisé qui parle, qui montre son dos nu -pourquoi  user du tissu puisqu'on le voit de face- , le dos comme face cachée et donc nue , envers du décor  , chez Genet ,souvent ,  le mot et son contraire pour la même chose....   Et les photos toujours pas faites..et le pape est sorti.  Le cardinal revient et jette un poisson sur la scène.....     Genet qui a besoin d'absolu, de sacré, se plaît à désacraliser l'image que l'on se fait du pape , image qui ne se fera pas..... envie d'écrire : Ouf ! ! !