L'écriture  de Mathias Enard  est toujours pour moi  un bonheur de lecture.. Je viens de terminer "Rue des Voleurs" que j'ai eu bien du mal à lacher...  Le héros est Lackdar , un jeune marocain de Tanger à qui il arrive des tas d'aventures. Je transcris la quatrième de couverture.

   " C'est un jeune marocain de Tanger, un garçon sans hietoire , un musulman passable, juste trop avide de liberté et d'épanouissement, dans une société peu libertaire . Au lycée ,il a appris quelques bribes d'espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l'âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C'est avec elle qu'il va "fauter" , une fois et une seule. On les surprend :les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.

  Commence alors une dérive qui l'amènera à  servir les textes- et les morts- de manières inattendues; à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l'amour et les projets d'exil .

   Dans "Rue des Voleurs", roman à vif et sur le vif,l'auteur de "Zone"retrouve son territoire hypersensible à l'heure du  Printemps  arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s'embrase, l'Europe vacille.  Il faut toute la jeunesse,toute la naïveté, toute l'énergie du jeune tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d'un combattant sans cause..." Rue des Voleurs" est porté par le rêve d'improbables apaisements,  dans un avenir d'avance confisqué, qu'éclairent pourtant la compagnie des livres, l'amour de l'écrit et l'affirmation  d'un humanisme arabe".