Roman que j'ai lu en français , traduit par Dominique Vittoz.

 J'ai été vite captivée par ce roman, d'autant plus que je connais plus ou moins les lieux où se passe l'action , dans le nord -est de l'Italie. Dans le temps cela se situe pendant la "République de Salo" (Ville au bord du lac de Garde où Mussolini a transféré son QG de septembre 1943 à avril 1945 - sur le o il y a un accent aigu mais je ne sais comment faire ). Période troublée  où sont en présence les armées allemandes et italiennes , les résistants (partigiani) , des déserteurs allemands et les civils, bien sûr, qui font le jeu des uns ou des autres et parfois cachent des juifs... Et les Américains , depuis le sud,repoussent  peu à peu  les Allemands vers le nord...

L'histoire est contée par deux personnes ,  Pietro , garçon de 10 ans , avec un vocabulaire d'enfant plein d'images et une religieuse - soit-disant - , Elvira , deux points de vue qui se complètent.

  Dans la lagune vénitienne , une île - san Francesco del deserto-   est  entièrement consacrée à un couvent franciscain  où le frère Ernesto  cache deux soeurs d'un certain âge et un enfant juifs -  Dario est l'ami de Pietro- et Elvira... On les dénonce et commence la longue fuite devant l'ennemi  , fuite qui les mènera dans le Trentin , avec bien des péripéties  .Certains sont morts en route et un homme s'est ajouté au groupe , Karl , qui se dit déserteur allemand  ,mais le mystère plane sur lui  ; il serait peut-être un trafiquant  , on ne sait pas.

    Au début le style employé pour le langage  assez poétique de l'enfant m'a fascinée ,  mais plus j' avançais  plus j'étais prise par l'histoire et les récits de Pietro me paraissaient freiner  l'intrigue. Le récit d'Elvira remettait les choses en place...

    C'est le deuxième roman de cet écrivain , professeur de littérature comparée à l'université de Padoue. Son premier roman  ",Tous les salauds ne sont pas de Vienne" a reçu le prix "Campiello". Il est aussi auteur de livres pour enfants ...