J'avais lu ce livre il y a bien longtemps  et je viens de le relire . Difficile d'écrire sur un  écrivain aussi immense que Gadda , d'autant plus  que je le lis en traduction ; il me serait impossible de le lire en italien tellement il malmène la langue .On peut se demander aussi   comment  on peut traduire  ses livres  , on doit perdre beaucoup de leur saveur.  En plus , la langue est  rendue plus vivante selon le sujet  abordé. Dans "l'affreux pastis de la rue des merles" - quel pasticciaccio brutto di via Merulana- son travail sur la langue rend le texte joyeux , ironique . Aussi dans "l'Adalgisa" où il s'agit de se moquer gentiment -pas toujours- de la petite bourgeoisie milanaise.. Ici c'est différent  , on parle de douleur , celle de Gonzalo , fils d'une famille qui eut pignon sur rue  , mais qui est atteint d'un grand mal de vivre qu'il fait peser sur les épaules de sa vieille mère .... Douleur aussi d'autres personnages du roman . Pourtant parfois on sourit , mais le sourire est plein de commisération ; Gadda est dur et ironique dans ses descriptions d'ëtres humains  ....  Et pourtant c'est un plaisir de le lire à condition d'avoir envie de déchiffrer une langue un peu difficile  ...  Le roman n'est pas achevé ....  c'est sûrement voulu par l'auteur , on laisse le doute planer sur le coupable  de l'horrible crime  de la fin ....