Au premier abord, "La mort de Dinah",comme tous les romans d'Emmanuel Bove , a l'allure d'un mélodrame ,c'est triste,comme a été difficile et triste l'enfance de l'auteur qui regarde vivre les hommes avec étonnement et résignation.  Cependant  il y a toujours de l'émotion et de grandes qualités de coeur.

        Dans ce roman on suit la vie de Jean Michelez .Dès ses débuts et sa rencontre avec un étudiant allemand qui loge dans la même pension que lui, on devine son caractère  et  sa façon de "fonctionner": exigeant dans ses amitiés, peur d'être berné , difficulté à s'engager à fond  Quand, plus tard, il sera un homme "arrivé", entrepreneur  de son métier , avec femme et belle maison à Neuilly,  il montrera les mêmes réticences... Près de chez lui il y a une petite maison qui appartient à M .Dausset Celui-ci l'a louée à Mme Auriol qui a une fille Dinah d'une dizaine d'années. Cette Mme Auriol exerce une certaine fascination de par sa réserve et sa dignité  .Jean Michelez n'y est pas insensible de même que M. Dausset.  Dinah est très malade et sa santé nécessiterait un séjour à la montagne. Sa mère n'en a pas les moyens ,; sa tante (soeur de Mme Auriol )pourrait  l'aider  mais elle a un mari qui perd tout son argent au jeu.   Mme Auriol  va frapper à la porte des  Michelez pour solliciter une aide et se cogne à un refus..... Et quand cette aide pourrait être possible , c'est trop tard , l'enfant est morte......E. Bove est l'écrivain du regret des choses et du bien qu'on aurait pu faire et qu'on n'a pas fait par retenue , par peur d'être trompé, par manque de confiance en soi...et c'est souvent triste  ....